Pourquoi tant de haine ?
Après Brigand des Mers cet été, voilà maintenant que les Fous Brassants jugent utile de s’immiscer bruyamment dans le débat démocratique local. Leur communiqué, particulièrement véhément, cherche à discréditer et déligitimer une initiative parfaitement légale et transparente, et à diviser la population au lieu de favoriser l’échange.
Il est à noter que cette attaque – un peu mieux structurée que celle de Brigand des Mers -, et les réactions indignées qu’elle suscite, montrent que notre action est de mieux en mieux perçue, si ce n’est approuvée, par une grande partie des islais.
Il est assez surprenant de voir une entreprise locale s’ériger en arbitre de la légitimité citoyenne, comme si certains avaient le monopole du débat ou de la parole publique sur l’île. Faut-il rappeler que chacun, résident principal ou secondaire, a le droit de s’intéresser et de s’engager pour l’avenir du territoire ? Tenter de restreindre ce droit par l’intimidation, le mensonge, les appels à l’exclusion ou au boycott va à l’encontre de l’esprit même de la vie démocratique.
En s’engageant de la sorte, les Fous Brassants prennent clairement parti : ils choisissent l’anathème et l’agitation plutôt que la discussion et la nuance. À chacun de juger, en toute connaissance de cause, le positionnement de cette enseigne. Il est étonnant de constater que ce sont ceux dont le chiffre d’affaire dépend essentiellement des estivants qui sont en pointe de ces attaques… « Venez dépenser vos sous chez nous, mais fermez vos gueules ! »
En ces périodes où l’on se désole de l’abstention et du désintérêt pour la démocratie directe, ces messages sont d’autant plus incompréhensibles. La démocratie Facebook et Twitter devrait l’emporter sur le vote ?
Pour notre part, nous y trouvons une raison de plus à nous mobiliser pour une île ouverte à toutes les voix et à toutes les énergies.

Cette façon d’appeler à la fracture entre islais et crabzing est affligeante. J ose espérer que ce réquisitoire a été écrit sous le coup de la colère sans trop de réflexion. Cela mériterait une explication franche et calme entre les responsables de yeu m engage et les fous de brassant, bière à la main . Cette alerte ne peut pas rester sans réponse .
Cette réaction de la part des Fous Brassants et autres insulaires nous attriste beaucoup. En même temps, je pense que cela indique pour les membres de Yeu M’engage qu’il faudra bien clarifier dans nos communications que ce groupe n’ existe pas simplement pour influencer les élections municipales en vue de servir nos propres intérêts (la baisse des 60% de taxes).
Ce texte est désolant m
Ce texte est désolant mais tout sauf surprenant. Beaucoup d’islais “historiques” ne supportent pas le fait que l’île d’Yeu vive aujourd’hui principalement du tourisme. Ils continuent à s’accrocher à des temps révolus où la pêche rythmait la vie de de ce territoire. Pourtant, si l’ile est aussi jolie et vivante aujourd’hui, c’est bien grâce à l’apport (entre autre financier) de ses résidents secondaires. Et je ne parle même pas des emplois induits par cette manne “touristique”.
Pour s’en convaincre, il suffit de faire un tour dans certains villages bretons des côtes d’Armor totalement à l’abandon où plus aucun commerce ne subsiste et où les habitants ont une moyenne d’âge de 80 ans. Et je parle là de villages à 20 kms de Paimpol… Curieux que la brasserie en question ne préfère pas aller s’installer là-bas ! Pourtant, les maisons y sont extrêmement bon marché…
Par ailleurs, j’invite nos amis islais qui considèrent le tourisme comme un “mal nécessaire” à faire un petit tour à st Gilles croix de vie ou mieux encore à St Hilaire de Riez en pleine saison pour mesurer la chance qui est la leur de recevoir sur “leur” île une “clientèle” solvable et respectueuse de l’environnement qui les entoure sur cet espace merveilleux qu’est l’Ile d’Yeu.
Si l’Ile d’Yeu manque de logements, c’est évidemment parce qu’elle est attractive et parce que nous y créons des emplois.
Les Islais doivent faire leur révolution et s’adapter. A nous de les y aider avec patience (il nous en faudra) et détermination (nous en avons à revendre).